21 novembre 2010

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Il est bon Alex, dans son boulot c’est le meilleur, je n’en doute pas une seconde. Il faut qu’il se méfie des autres loustics. Les coups vaches en entreprise c’est pas du pipeau, le vers est dans le fruit, c’est bien connu ! Mais bon assez parlé boulot, je suis gentille là, je l’ai écouté depuis qu’on a pris la voiture, il n’a pas arrêté, je ne sais même pas s’il se souvient de ce qu’on a mangé. Dis mon trésor, on pourrait peut-être changé de sujet là, le dessert arrive… Finalement la fin du repas a été très agréable, nous avons parlé des prochaines vacances, du plaisir de se retrouver un peu tous les deux, de l’envie de prolonger la soirée en laissant nos corps se parler. On est parti récupérer Charlotte comme prévu, elle nous a fait un cinéma disant que c’est la honte de partir au beau milieu de la fête. Alex lui a rappelé qu’à 14 ans, une permission de 22h00 était plus que généreuse. A peine rentrée, je suis allée voir Pilou et le grimard dans la cuisine, ils dormaient ensemble collés l’un contre l’autre, eux au moins, ils avaient l’air bien. J’ai regagné la chambre, Alex était déjà au lit, je me suis brossée les dents, démaquillée, déshabillée, glissée dans le lit tout en lui racontant mes 4 jours à moi : le vieux avec ses mains baladeuses, le bois passé à 55 euros le stère, ma mère à aller voir avant qu’elle nous pique une crise, ma sortie chez le véto avec Pilou… je me suis arrêtée, étourdie par ma propre voix, Dis tu m’écoutes au moins ? Alex dormait à poings fermés. C’est pas gagné pour une folle nuit d’amour !!

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L'amour c'est comme la légion : engagez-vous, rengagez-vous, engagez-vous, rengagez-vous, engagez-vous, rengagez-vous.

Heureusement, le matin nous a trouvé en forme et on s’est amusé à jouer notre répertoire de galipettes. Avec le temps, on a développé un certain savoir-faire, on se connaît, chacun sait faire plaisir à l’autre. Avoir du plaisir à faire plaisir, c’est sans fin. Notre duo commence par de longs baisers tandis que les mains se promènent un peu partout pour s’arrêter aux points stratégiques. Là les caresses sont directes, franches puis je lui présente mes fesses qu’il embrasse longuement avant de me goûter avec gourmandise. Le désir me brûle le bas-ventre, je prends les commandes, je le retourne pour l’enfourcher et satisfaire enfin les vibrations de mon corps. Puis, rassasiée, je l’emmène avec moi dans le plaisir des baisers et des caresses avant d’accueillir sa jouissance et de plonger ensemble dans le sommeil. Vers dix heures, une dispute entre les filles nous a réveillé, rythmée par Pilou qui décidément allait beaucoup mieux.

Posté par pagenas à 02:54 - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires sur 6

    Lire ce, cet épisode fait toujours plaisir... Y a pas de mal à se faire du bien...
    Comme disait "chépaqui" il en ressortira toujours quelque chose DD
    Bonne continuation: Et compliment a "l'illustreur"!
    Pas facile...

    Posté par Monique, 08 décembre 2010 à 17:07 | | Répondre
  • Ma première lecture m'a amenée jusqu'ici ... captivant je dois dire !

    Mes félicitations à l'auteure en bleu et noir et à l'auteur en blanc et ocre et superbe illustrateur !

    Posté par Chris, 19 décembre 2010 à 23:53 | | Répondre
  • Mersi ! C'est trop !

    Posté par pagenas, 20 décembre 2010 à 04:21 | | Répondre
  • Le bleu et le noir te bise chaleureusement !

    Posté par Lautreje, 20 décembre 2010 à 09:39 | | Répondre
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